20 janvier 2015

Notre âme

citoyen

Le ressenti de la campagne c'est :
-l'éloignement et l'isolement, pour le grand public
-le bien-être et le calme, pour les locaux
-les associations et la famile, pour les médias et les réseaux sociaux

La réalité est quelque peu inappropriée.
Il semble donc urgent d'avoir une vision globale de la situation pour que nos responsables réagissent sur la richesse du savoir faire et du patrimoine de proximité.

Pour se différencier des zones urbaines disposant de moyens différents, le développement durable dans les villages devrait donc s’opérer sur 3 axes fondamentaux afin de mettre en valeur leurs particularités.


Le premier axe est l'identité :
Vivre à la campagne
Vous traversez la France par les routes secondaires et vous découvrez avec évidence que beaucoup de villages se meurent, mais que certains réagissent pour le pas subir le même sort.

Quand aux pouvoirs publics confrontés au devoir de solidarité nationale, ils globalisent leurs décisions et ainsi fragilisent les plus faibles.

Pour l'instant, la mairiereconnaissance de l'identité du village est liée à l'administration centrale. Mais celle-ci modifie continuellement les périmètres ou les zones par des impératifs économiques ou sociaux.

Une commune rurale dispose des mêmes services et des mêmes aménagements que les villes. Mais c'est là que démarre les différences.
Le principal handicap est le déplacement pour toutes les activités de la vie quotidienne
Le second est le manque de structures spécifiques
Le troisième est la charge du ban communal
Sur le plan comptable il n'y a pas photo, tout concorde pour transformer ces lieux en quartiers ou cités des grandes agglomérations.

Pour séduire des jeunes couples à s'installer au village, il faut : (selon Valentin Beck, maire de Ham/sous/Varsberg dans l'article du RL le 18 janvier 2017)
-des terrains à bâtir pas trop chers
-une pression fiscale raisonnable
-une école dotée d'un périscolaire
-d'un collège de proximité
-d'un lycée pas trop loin
...et d'un très haut débit

Alors, ceux qui veulent garder l'identité de leur lieu de vie et le rendre dynamique, se doivent de toujours défendre de manière indissociable la richesse de son héritage.

Une réflexion saine voudrait aussi que les forces vives unissent les efforts pour y maintenir solidairement et efficacement une intelligence locale dans un esprit rural.

Si habiter à la campagne est un choix, il faut l'assumer et réagir. 


Le second axe est l'attractivité :
Une réflexion commune

L'espoir, c'est vouloir quelque chose
La foi, c'est croire en quelque chose
Le courage, c'est faire quelque chose
(Jean-Paul Dastillung, président de la CCW lors de la présentation des voeux le 18 janvier 2018 dans une salle Baltus comble avec l'ensemble du monde économique et associatif) 

changementDans toutes les concurrences tant économiques que culturels ou structurels, un village est toujours en faiblesse et doit survivre pour ne pas sombrer.

Pour que Guerting ne devienne pas un village-dortoir ou résidentiel, les habitants devront donc en permanence considérer leur localité comme un espace d'ouverture et y développer des activités ludiques et économiques tant dans les modes bénévoles que salariés. 

Même si les gens ont en commun leurs différences, ils partagent le même environnement et ils ont tous les mêmes droits et les mêmes aspirations.

La fonction des collectivités territoriales est de proposer des réalisations ambitieuses pour en permanence s'identifier au lieu. Elles se doivent aussi d'initier les citoyens à plus de compréhension et d'actions collaboratives pour défendre des objectifs culturels ou patrimoniaux.

Pendant que certains dénoncent souvent avec virulence certaines dérives de notre société par nos dirigeants, d'autres concoctent des relations de proximité entre les habitants d'un même lieu ou quartier.

collectifAussi dans un monde ou l'on a jamais eu autant d'opportunité, ne peut-on pas se mettre tous ensemble pour se soutenir les uns vers les autres.
Et pourquoi ne pas soumettre la possibilité d'employer un temps social pour soutenir notre effort collectif

Alors, si vous voulez vivre dans un village attentif à ses habitants, participer à des activités proposées ou à préparer, être associé aux décisions, avoir une formation sociale pour votre avenir, devenir un acteur ou un ambassadeur du village, ne laissez pas passer cette opportunité

Les optimistes sont des réalisateurs, les pessimistes sont les spectateurs


Le troisième axe est l'espace social :
Un état d'esprit contemporain
On nous demande à évoluer dans un monde différent du nôtre, alors, qu'est-ce qu'on attend ?
Faut-il vivre comme des citadins ou choisir une méthode liée à notre environnement ?
Le commerce de proximité ne peut-il pas évoluer dignement ?
Le village doit-il être désirable ou faut-il simplement y exister ? 

Chaque jour nos élus se démènent avec peu de moyens mis à leur disposition pour entretenir une qualité de vie.

Par tous les temps des bénévoles s'impliquent dans l'ombre des associations et des organismes locaux.

Les références qui écoeurtaient jadis, l’église, les cafés ou la rue, ne sont plus reconnues par la société actuelle.

Dans un monde inégalitaire qui a levé l'individualisme et l'égoisme au rang de vertus cardinales, le partage apporte la preuve qu'il faut encore croire en l'homme dans ses capacités à s'ouvrir aux autres et à tendre la main à ses frères dans la détresse. 

Situé entre le temps libéré du travail et le temps des loisirs, le temps social constitue pourtant une forme de solidarité. Mais pris dans le tourbillon de la vie active et absorbée par une société de consommation qui leur impose les règles, les sympathisants attendent assiduité et passion pour se laisser convaincre. 

Tout a été dit, le vrai, le faux, l'écrit, les décisions, les interprétations, mais maintenant place à la construction sans refaire les erreurs du passé, pour que nous puissions tous avoir une vie agréable.

De nos jours, nous sommes confrontés à une société en pleine mutation où les problèmes d'emploi et d'exclusion gagnent du terrain. Nous devons toutes et tous nous armer pour combattre ces deux fléaux.
Plus que jamais, nous devons être proches de nos concitoyens pour pouvoir les aider utilement dans les deux valeurs essentielles que sont la solidarité et l'entraide.
Les personnes attendent autant un réconfort que des solutions immédiates capables de dissiper leurs malheurs.

Le rôle trop identitaire des associations avec leurs règles contraignantes, ne convient plus aux exigences que leur imposent le circuit économique et législatif. Certaines ont même de gros efforts à fournir en terme d'image et d'évènementiel. Elles ont rompu le dialogue depuis longtemps avec la partie la plus fragile de la population qui par manque d'initiative se replie sur elle-même. ami

Si nous sommes en mesure de créer des richesses, canalisons les énergies et rassemblons les porteurs de projets qui veulent être des acteurs en phase avec leur époque.

Il faut donc modifier les mécanismes de l'engagement traditionnel par une stratégie de réseautage rationnelle pour faire évoluer une plate forme capable de gérer un projet de territoire.
Tout le monde pourrait y parler un même langage et y défendre un même idéal.
Cette mesure génèrerait aussi une communication collaborative (partage des différents sites, blogs et autres alertes mails locaux) et mettrait en place un événement ludique fédérateur du style des Guertinades.

C'est naturellement aux collectivités territoriales et aux acteurs locaux d'initier le dispositif par un dialogue local permanent.

Mais attention, le social n'est pas un produit mais un don


Il faut donner de la lisibilité à l'action !

Même si un particulier, un commerçant ou une entreprise peut à présent lancer une formule sociale, toute entité est de nos jours structurée par un encadrement et des règles. Et si le besoin de technicité est généralement admis, il faut donc une personne adéquate pour une mission définie.
L'objectif d'inclure des personnes intéressées permettrait de dénicher et mettre en valeur des talents et des leaders qui sommeillent encore dans le village.
impossible

-Les jeunes sont partants à s'engager dans une action qui leur convienne et dont ils sont les acteurs.
-Les adultes d'aujourd'hui n'adhèrent plus aux rigidités de l'associatif mais acceptent de s'investir de manière ponctuelle sur un projet défini. 
-Les seniors peuvent être fidélisés sur des actions qu'ils sont capables d'assumer..

Aussi, si l'on propose un bon projet, le potentiel local est prompt à répondre présent.
Néanmoins, la fidélisation ne viendra que si les gens comprennent en quoi cela peut contribuer à la qualité du bien-être local et s'ils se rendent compte de l'impact social de leur investissement.

Cependant, le bénévole n'est pas un salarié gratuit au service de la collectivité ou d'une association, mais un citoyen engagé au développement de son environnement


Une petite suggestion !
Les résidents de Guerting sont des Guertingeois.
Pour reconnaître ceux qui honorent leur lieu de vie et qui s'alimentent de l'animation locale, nous pourrions leurs donner une consonance identitaire par Guertinets et Guertinettes.
Trouvez quelques photos de Guertinets et Guertinettes (en diaporama)

"Guerty le fouineur" pourrait en être leur pictogramme 

Guerty

Une mascotte en forme de renard a de tout temps figuré en bonne place dans certaines festivités au village.

C'est pourquoi on a attribué depuis des temps immémoriaux aux habitants du village le surnom de Fuchs (renard en langue allemande).

La légende veut que le Seigneur du château de Warsberg, appréhendant une nouvelle offensive d'un rival, décida de mettre ses sujets à l'abri. 
Les troupes ennemies encerclèrent le château, espérant la capitulation des assiégés à cours de vivre lorsqu'un habitant de Guerting leur réserva une ruse. 
Il servit une dernière ration de grains à un veau dont la panse fût jetée par dessus la muraille laissant penser aux assaillants qu'ils n'étaient pas à cours de grains. 
Et ainsi, le siège fût levé. 

C'est Martine Lernoud qui a créé Guerty, le fouineur.

Elle compte sur vous pour l'exploiter dans vos décos.


La passivivité de certains
Si le village est constitué de personnes qui participent à des activités diverses (loisirs, sport, culture, travail) la grande majorité ne prend part à peu ou à aucune manifestation locale et n'a aucune solution pérenne pour s'intégrer dans le tissu social par manque de structure adéquat.

continuezComplètement isolées sur le sol local, ces personnes se contentent d'une activité sociale économique ou le bénéfice d'une prise en charge lorsqu'elles sont dans le grand âge.

La grande partie des seniors locaux reste aussi insensible aux bouleversements de la société actuelle.
Autrefois bercés dans l'insouciance par la protection paternaliste des grandes industries de la région, les anciens sont de nos jours les victimes collatérales de l'esprit qu'ils connaissaient jadis.

Pourtant autour d'eux ça bouge


Une réunion à la mairie de Guerting (RL du 26 décembre 2015)

Boostages


Une réunion à Creutzwald (RL du 22 janvier 2016)

creu


Un appel de la Fédération des séniors de Moselle [RL du 17 mai 2016]

Moselle


La détresse dans le Warndt [RL du 18 mai 2016]

isolement


L'activité physique adaptée (RL du 10 novembre 2017)

coulee verte


 Cé ben vré sà ! 

papier

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